Le 20 février, Xavier Darcos a présenté à la presse les grandes orientations de la réforme de l’école primaire : la réorganisation du temps scolaire et la réécriture des programmes (ils feront prochainement l’objet d’une consultation.).
Trois documents sont à disposition des enseignants.
Sur le site :
http://www.education.gouv.fr/pid146-cid21006/reforme-ecole-primaire-presentation-des-programmes-soumis-consultation.html
vous trouvez les contenus des programmes dans le BO hors série du 20 février 2008-03-03
la synthèse sur ces programmes avec les horaires, les changement, les ajouts
A cette adresse : media.education.gouv.fr/file/02_fevrier/24/9/apprentissage_primaire_24249.pdf, vous pouvez télécharger les progressions en français et en mathématiques pour le CP et le CE1 ainsi que pour le CE2, CM1 et CM2
Les objectifs du ministre avec ces nouvelles orientations sont clairs : une meilleure réussite des élèves. Comme si chacun dans sa classe n’avait bien sûr jamais eu cette préoccupation. Ce n’est d’ailleurs pas nouveau, chaque ministre, à son arrivée, fait comme si les activités de lecture, d’écriture et de calcul avaient disparu des classes !
En 1985, les programmes définissent les fondamentaux (lire, écrire compter); il faut alléger et recentrer sur l’acquisition des langages, français et mathématiques, dans ceux de 1995; la lecture et l’écriture sont les fondements de l’école en 2002.
Néanmoins la nouveauté dans ces projets de programmes, paradoxalement, c’est le retour à une école du passé dont certains conservent la nostalgie. Ils ont oublié, c’est sûr, qu’à la veille de la seconde guerre mondiale, 50% seulement des élèves obtenaient le certificat d’études. Et l’on voudrait nous faire croire que la récitation, la rédaction, l’instruction civique, la morale, la règle de trois, la division et les personnages historiques au CE1, le futur antérieur et le passé antérieur… vont réduire l’échec scolaire !
Autre élément récurrent des programmes au fil des années, la liberté pédagogique des enseignants. Xavier DARCOS ne la remet pas en cause explicitement puisqu’il affirme : « Je n’imposerai aucune méthode particulière aux enseignants pour transmettre ces savoirs aux élèves… » Pourtant les termes mêmes employés et le peu d’heures qui restent pour l’histoire, la géographie , les sciences n’induisent-ils pas une pédagogie centrée sur la parole du maître et les exercices d’application ?
Faites-nous part des interrogations, réflexions que suscitent ces projets de programmes par rapport votre pratique de classe.