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	<title>Enseigner en maternelle</title>
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		<title>Bonjour tout le monde&#160;!</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 09:28:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<title>Pitikok</title>
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		<pubDate>Mon, 04 May 2009 19:53:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>anne popet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autour des livres jeunesse]]></category>

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Une nouvelle série vient de naître aux éditions Pocket Jeunesse.  On la doit au tandem que forment depuis quelques années déjà Christian Jolibois et Christian Heinrich, créateurs de la fameuse série « Les p’tites poules ».
 
Cette fois- ci, ils s’adressent à un public plus jeune,  aux enfants de 4 à 5 ans. Les aventures du héros Pitikok [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong></strong></p>
<p> </p>
<p>Une nouvelle série vient de naître aux éditions Pocket Jeunesse.  On la doit au tandem que forment depuis quelques années déjà Christian Jolibois et Christian Heinrich, créateurs de la fameuse série « Les p’tites poules ».</p>
<p> </p>
<p>Cette fois- ci, ils s’adressent à un public plus jeune,  aux enfants de 4 à 5 ans. Les aventures du héros Pitikok sauront  les amuser  tout développant leurs capacités à lire et interpréter  des images.  Le passage constant du récit aux dialogues les amènera à être attentifs au texte.</p>
<p> </p>
<p>Le fameux Pitikok n’est pas un inconnu pour les lecteurs de la première série. La petite poule qui voulait voir la mer (dans le  premier opus de la série « Les p’tites poules »)  ramène celui- ci avec elle d’Amérique et  leurs enfants ne sont autres que les  héros bien connus de la série  précitée, Carmen et  Carmélito. Toutefois,  dans la nouvelle série, Pitikok n’a pas encore rencontré la petite poule qui voulait voir la mer. Elle n’arrivera que plus tard en Amérique sur une caravelle de Christophe Colomb… La présence de trois caravelles sur les deux dernières pages de garde des albums consacrés au  nouveau héros et sa présence sur les premières pages de garde  de ces albums, où on le voit scruter l’horizon, constituent  un lien entre les deux séries.</p>
<p> </p>
<p>Le premier album de la série « Pitikok » s’intitule « Pitikok et la plume magique » et  le deuxième « Pitikok et la forêt enrhumée ». Chacun   peut se lire indépendamment de l’autre.  Toutefois, lire les ouvrages d’une série peut contribuer  à donner le goût de lire, les enfants prenant plaisir à retrouver leur héros.</p>
<p> </p>
<p>Les atouts de ces albums : le héros drôle et sympathique (le petit coq rouge),  les illustrations pleines d’humour, colorées et dynamiques et les histoires aisées à comprendre par de jeunes enfants.</p>
<p> </p>
<p>Dans « Pitikok et la plume magique », le héros a connaissance d’une légende racontant que celui qui trouvera une plume prisonnière d’un vieil arbre biscornu, et la délivrera, verra ses vœux exaucés. Il   part donc à sa recherche. En chemin, aidé par un serpent,  il surmonte différents  obstacles, avant d’acquérir l’objet de sa quête.</p>
<p>La mise en pages est  rythmée par l’apparition de chiffres qui se dissimulent dans l’image et jalonnent le récit. Celui- ci est au présent.  </p>
<p>On peut commencer par découvrir et décrire les illustrations et formuler des hypothèses avant de lire l’histoire. On peut ensuite relire les textes, les mettre en relation avec les images et  s’intéresser aux rapports qu’ils entretiennent. Faire raconter l’histoire ensuite avec ou sans support des images. Faire reformuler quelques- uns des  propos tenus par les personnages. Ne pas s’éterniser sur la conclusion.</p>
<p> </p>
<p>Dans « Pitikok et la forêt enrhumée », un raton laveur pleure parce qu’un monstre horrible couvert de glace lui a volé son goûter. Celui- ci n’est autre que le Prince Hiver qui pince, mord, fend les pierres et refuse de s’en aller pour laisser place au printemps. Grâce à sa plume et en lui faisant des chatouilles, Pitikok  en viendra à bout. Mais le prince hiver jure de revenir.</p>
<p>Là encore  histoire aisée  à comprendre et amusante, écrite au présent. S’attacher de nouveau  à la lecture des images. Appréhender notamment le prince hiver représenté plusieurs fois sur la même image dans l’épisode des chatouilles. Faire expliciter ce qui est amusant dans la dernière image où l’ours cherche où a pu passer Pitikok alors que celui- ci et derrière  lui. </p>
<p>S’amuser de ce que le  père du prince hiver traite celui- ci  de petit canaillou.  Recenser sur une affiche  les onomatopées  figurant dans l’album. Citer certains  propos des personnages en jouant sur l’intonation (en fonction des situations).</p>
<p>Prolonger l’exploitation de l’album en s’attachant au passage des saisons. Dégager ce qui caractérise chacune en faisant émerger les représentations qu’en ont les élèves. Evoquer l’hibernation de l’ours. </p>
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		<title>La poésie à l’école maternelle</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Mar 2009 12:40:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>anne popet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité pédagogique]]></category>

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En ce mois de mars, les poètes sont à l’honneur, à travers la manifestation annuelle « Le printemps des poètes » et il faut s’en réjouir. Certes, les poèmes  font toujours un peu peur … Aussi, leur accorde- t- on la place qui doit être la leur en tant qu’éveil au monde ? en tant qu’éveil à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/files/2009/03/imgaux-passeurs-de1.jpg" title="Aux passeurs de poèmes"></a><a href="http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/files/2009/03/imgaux-passeurs-de1.jpg" title="Aux passeurs de poèmes"></a> <a href="http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/files/2009/03/imgaux-passeurs-de1.jpg" title="Aux passeurs de poèmes"><img src="http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/files/2009/03/imgaux-passeurs-de1-150x150.jpg" alt="Aux passeurs de poèmes" /></p>
<p>En ce mois de mars, les poètes sont à l’honneur, à travers la manifestation annuelle « Le printemps des poètes » et il faut s’en réjouir. Certes, les poèmes  font toujours un peu peur … Aussi, leur accorde- t- on la place qui doit être la leur en tant qu’éveil au monde ? en tant qu’éveil à la langue, à une autre langue ?  Syntaxe et lexique sont parfois inattendus, il est vrai.  C’est complexe aussi un poème et c’est peut- être ce qui explique les réticences à en dire notamment aux jeunes enfants </p>
<p></a>On se pose souvent la question de la compréhension. Or les enfants ont de la poésie une compréhension affective et intuitive qui doit au contraire nous inciter à  leur faire entendre de la vraie poésie, sans se limiter aux comptines. C’est une éducation à l’écoute, une écoute faite  de silence aussi. Elle peut alterner avec d’autres moments qui aident à l’appropriation du poème par le corps, la voix, le geste… Des moments d’écriture aussi.</p>
<p>Mais  si écouter des poèmes permettait déjà de faire appréhender combien c’est mystérieux un poème ? Cela contribuerait sans nul doute à développer la curiosité des enfants à leur égard.</p>
<p>Pourquoi ne pas profiter alors  de ce printemps pour dire chaque jour un poème différent en puisant dans un répertoire varié, ouvert aux réalités humaines, et où la poésie contemporaine est largement prise en compte ? Pourquoi ne pas les afficher un peu partout dans la classe mais aussi  dans différents lieux de passage de l’école pour en faire bénéficier le plus de personnes possible ?</p>
<p><strong>Pour nous aider dans cette entreprise de transmission,</strong></p>
<p>…mais aussi  pour lever certains malentendus envers la poésie, un livre  a retenu mon attention et a su stimuler mon envie de poésie. C’est à ce titre que je vous le propose ici.</p>
<p>Il s’agit de  l’ouvrage <strong>« Aux passeurs de poèmes »,</strong> production scérén (CNDP) et  Printemps des Poètes.</p>
<p>Cet ouvrage a été conçu et réalisé à l’occasion des dix ans du Printemps des poètes (<u>centre national de ressources pour la poésie qui  coordonne la manifestation nationale et internationale, organisée tous les ans au mois de mars  et  visant  à faire connaître la poésie sous toutes ses formes et tous les supports).</u></p>
<p>A votre tour, vous pourrez trouver  de nombreuses raisons   d’accorder la part belle  à la poésie dans votre classe. Les enseignants ont en effet toute leur place, voire une toute première place, dans la communauté des passeurs de poèmes. </p>
<p>Cet ouvrage comprend les conférences et témoignages  donnés par différents acteurs du Printemps des Poètes (poètes, artistes, enseignants,…) lors de formation à destination des enseignants et de bibliothécaires. </p>
<p>Le premier chapitre s’attache à interroger les  représentations que l’on peut avoir de la poésie et donne à réfléchir, mais aussi et surtout, stimule l’envie d’entreprendre. </p>
<p>Par l’évocation de la poésie contemporaine, de la poésie francophone ou encore  de la poésie amoureuse en occident, mais également du  slam, l’ensemble du livre enrichit les connaissances sur le sujet.</p>
<p>Et pour ce qui concerne le projet de se faire passeur de poésie, on lira avec intérêt comment transmettre la poésie et comment favoriser la rencontre avec les autres arts.  </p>
<p>Le dernier chapitre intitulé « En pratique » offre des outils propres à y contribuer. </p>
<p>Un livre intéressant et utile à titre personnel et à fortiori à l’enseignant.</p>
<p><strong>Autres outils</strong><strong> </strong><strong><strong><em>Pour exploiter des albums consacrés à la poésie,</em></strong></strong><strong>… vous pouvez vous aussi vous reporter, dans la revue <strong>« L’éducation enfantine »,</strong> à la rubrique intitulée  <strong>« Le coin thématique », numéro de février  2009</strong>.</strong><strong><br />
Je reviendrai au cours de ce mois  sur l’exploitation de l’un des ouvrages présentés « Viens,  on va chercher un poème » de Catherine Leblanc et  Olivier Thiébaut (éditions Sarbacane, 2008).</p>
<p></strong>Ensuite, régulièrement, je vous ferai part de mes coups de cœur en ce domaine.</p>
<p><strong><em>Pour favoriser une première culture poétique dès l’école maternelle</em></strong></p>
<p>Un ouvrage de la collection, Idées maternelle (aux  éditions Nathan),  <u>à paraître prochainement</u> et intitulé <strong>« Les mots aiment les poèmes »</strong> devrait également apporter des pistes à explorer pour mener des projets en poésie, mais aussi  pour créer autour de l’enfant un environnement culturel propre à lui faire découvrir la poésie et  les liens que les textes poétiques  peuvent tisser avec d’autres arts.</p>
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		<title>Les cheveux de Léontine</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Mar 2009 12:36:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>anne popet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coups de coeur]]></category>

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		<description><![CDATA[

Cet album, de Rémi Courgeon, paru en octobre 2008 aux éditions Nathan, a particulièrement retenu mon attention en raison de la délicatesse avec laquelle l’auteur-  illustrateur aborde le thème de la mort. 
L’histoire
Une petite fille, Léontine, n’aime pas son prénom, car les autres enfants se moquent d’elle en  disant « Léontine la honte ». Il s’agit d’une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/files/2009/03/img-les-cheveux-de-leontine.jpg" title="Les cheveux de Léontine"></a></strong><strong><a href="http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/files/2009/03/img-les-cheveux-de-leontine.jpg" title="Les cheveux de Léontine"></a></strong><strong><a href="http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/files/2009/03/img-les-cheveux-de-leontine.jpg" title="Les cheveux de Léontine"></p>
<p><img src="http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/files/2009/03/img-les-cheveux-de-leontine-150x150.jpg" alt="Les cheveux de Léontine" /></p>
<p>Cet album, de Rémi Courgeon, paru en octobre 2008 aux éditions Nathan, a particulièrement retenu mon attention en raison de la délicatesse avec laquelle l’auteur-  illustrateur aborde le thème de la mort. </p>
<p></a></strong><strong><em>L’histoire</em></strong></p>
<p>Une petite fille, Léontine, n’aime pas son prénom, car les autres enfants se moquent d’elle en  disant « Léontine la honte ». Il s’agit d’une petite fille très timide dont le papa est mort lorsqu’elle était petite. Elle ne se souvient plus de lui, mais, sa maman lui ayant dit qu’elle avait les cheveux de son père, Léontine ne les coupe pas. Ils forment un écran entre elle et les autres enfants (qui parfois en deviennent méchants). Mais, un jour, Olaf  entrevoit son visage et en reste subjugué. Léontine coupe ses cheveux et à cette occasion, accompagnée d’Olaf, elle les enterre dans un lieu secret.</p>
<p><strong><em>Une chevelure magique</em></strong></p>
<p>L’originalité de cette histoire est que les cheveux de Léontine sont en fait magiques. Ils s’animent pour la protéger  lorsque des enfants la bousculent et qu’elle trébuche. Ils sont vivants et n’en font qu’à leur tête… Mais ils lui donnent aussi de la force. Lorsqu’elle croise Olaf, ils font une caresse au garçon auquel ils révèlent son visage. Comme tout objet magique, ils sont un auxiliaire précieux dans cette histoire. Ils ont aussi une valeur symbolique.</p>
<p><strong><em>Faire son deuil</em></strong></p>
<p>Ses cheveux  relient la petite fille  à ce père absent  auquel elle ressemble par cet attribut, mais ils l’éloignent des autres. Léontine  n’a plus besoin  de sa longue chevelure lorsqu’elle rencontre Olaf.   Le fait qu’elle enterre  ses cheveux semble symboliser qu’elle fait alors  le deuil de son père et  s’ouvre  à une  vie nouvelle  où il y a place pour un garçon.  Pourtant ses cheveux continuent de bouger…</p>
<p>Une façon sensible de parler de l’oubli, de la mort, des liens avec un parent disparu et probablement de ce qui subsiste après le deuil.</p>
<p><strong><em>Les illustrations</em></strong></p>
<p>Les illustrations sont à l’unisson du texte, mais sans redondance. Elles contribuent très largement à la réussite de cet album. La petite fille  est touchante car représentée avec tendresse. </p>
<p>Les pages de garde qui laissent apparaître la noire chevelure de Léontine ont la couleur du deuil, les couleurs en demi- teinte des pages suivantes sont en harmonie avec la tristesse de l’enfant.</p>
<p>Puis,  peu à peu, on voit la chevelure s’animer et le pinceau se fait plus vif. Elle se dresse et  se déploie en volutes. Elle est vivante. On la perçoit alors comme un  personnage à part entière, comme  une fée en quelque  sorte (à l’instar de la fée- clé de Barbe- bleue).  </p>
<p>Elle  prend les apparences d’une rivière lorsque le texte  dit d’Olaf qu’il  est « submergé »  (par l’émotion que suscite en lui le visage de Léontine). </p>
<p>La dernière illustration  est une image de bonheur. On y voit Olaf et Léontine  dans un pré couvert de coquelicots, symbole du printemps de la vie (et d’une re- naissance pour Léontine)</p>
<p><strong><em>Exploiter l’album</em></strong>-  On peut éviter de montrer la couverture et de donner le titre dans un premier temps, mais découvrir les pages de garde et la page titre où figure la photo  du père. Après description de toutes les illustrations, formuler des hypothèses. Commencer à appréhender  l’aspect vivant de la chevelure. Puis, lire le texte.</p>
<p>-  Laisser ensuite les élèves s’exprimer. Opposer la situation finale à la situation initiale pour saisir l’évolution du personnage.</p>
<p>S.I. : elle  n’aime pas son prénom  et se dissimule derrière  ses cheveux.  S. F. : elle n’a plus peur, elle  aime son prénom et elle n’est plus seule.</p>
<p>-  Comparer Léontine et Olaf. Constater que Léontine ne prend jamais la parole alors que Olaf transforme tout en chansons. Les opposer, l’une est triste et l’autre est gai (vivant). Constater cependant que la vue du visage de Léontine  rend muet le garçon dans un premier temps. Recenser les différents sentiments éprouvés par les deux enfants au fil  de l’histoire. </p>
<p>-  Observer les comportements des autres enfants à leur égard  (agacement vis-à-vis de Léontine ; moquerie vis à vis d’Olaf traité de fou).</p>
<p>-  Relire les illustrations ensuite en s’intéressant particulièrement à la représentation de la chevelure. </p>
<p>-  Dégager  ce qui est vraisemblable dans cette histoire (la situation de la petite file qui a perdu son père, son isolement et sa tristesse, puis sa rencontre avec Olaf) et ce qui est imaginaire (la chevelure magique). Relever dans le texte tout ce qui le montre. </p>
<p><strong><em>A partir de</em></strong><strong><em> la Grande Section</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em> </em></strong></p>
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		<title>Le magasin de Célestin</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jan 2009 12:35:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coups de coeur]]></category>

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		<description><![CDATA[De Junzo Terada  aux éditions Didier Jeunesse

Présentation de l’album  Un album aux qualités esthétiques indéniables  pour suivre au pays des jouets  un petit personnage tendre et sympathique. Une histoire d’amitié qui s’exprime en peu de mots, mais qui se révèle propre à toucher les enfants.
Les images aux couleurs douces, comme pour mieux évoquer un temps [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/files/2009/01/le_magasin_de_celestin.jpg" title="Le Magasin de Celestin"></a>De Junzo Terada  aux éditions Didier Jeunesse</em></p>
<p align="center"><img src="http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/files/2009/01/le_magasin_de_celestin.jpg" alt="Le Magasin de Celestin" /></p>
<p><strong>Présentation de l’album  </strong>Un album aux qualités esthétiques indéniables  pour suivre au pays des jouets  un petit personnage tendre et sympathique. Une histoire d’amitié qui s’exprime en peu de mots, mais qui se révèle propre à toucher les enfants.</p>
<p>Les images aux couleurs douces, comme pour mieux évoquer un temps révolu, conjuguent deux univers culturels, l’un lié au pays d’origine de l’auteur illustrateur Junzo Terada   et l’autre à un  décor  français d’autrefois qui fleurait bon les nappes à carreaux et les jolis papiers peints. Elles font découvrir aux jeunes enfants  une sorte de bazar où l’on trouve  confitures, chocolat, jouets,… Un album qui accorde aussi une place privilégiée à l’écrit à travers étiquettes et inscriptions de toutes sortes, en français dans le livre dès l’origine. </p>
<p>Junzo Terada est né à Osaka en 1961. Il est peintre et expose au Japon et aux Etats- Unis. </p>
<p><strong><em>L’histoire</em></strong> : Célestin est une petite souris qui a élu domicile dans le magasin en question et y fait le ménage. Il s’occupe des peluches et apporte un soin tout particulier à un chien au collier rouge dont personne ne semble vouloir. L’amitié du petit héros pour ce chien est alors au cœur de cet album d’une grande délicatesse. Une occasion aussi pour les petits d’échanger autour de leurs propres peluches et de prolonger ce moment par des activités variées.</p>
<p><strong>Exploiter l’album</strong><strong> </strong></p>
<p>Le premier objectif  vise la compréhension de l’histoire. On peut ensuite poursuivre des objectifs langagiers et des acquisitions dans le domaine mathématique.</p>
<p>L’ouvrage offre aussi l’occasion de familiariser les petits avec l’écrit. </p>
<p><strong><em>Découvrir l’album</em></strong></p>
<p>-  Parce qu’il est écrit à la première personne, le texte peut présenter des difficultés au niveau de la petite section. Il semble donc judicieux d’envisager l’entrée  dans l’album par le détour d’une marionnette. Sur bristol, reproduire alors la silhouette de Célestin sans  son balai (illustration de la couverture). En s’exprimant à la première personne (comme dans le texte de l’album), celui- ci expose alors la situation jusqu’à « c’est bientôt noël. Je vais lui mettre un chapeau rouge sur la tête… »</p>
<p>-  A partir de là, découvrir la suite et fin de l’histoire dans l’album en faisant énumérer aux élèves ce qu’ils voient sur les illustration et en leur racontant chemin faisant,  à la troisième personne, ce que dit le texte.</p>
<p>L’histoire une fois connue, observer la couverture, donner le titre et découvrir les illustrations correspondant aux propos tenus antérieurement par la marionnette.</p>
<p>-  Amener les enfants à évoquer leurs propres peluches.</p>
<p>-  Prolonger en les invitant à retrouver, à partir de fragments relevés dans le décor (dans nappes et papiers peints), les pages correspondantes. Leur demander ce qu’a fait ou va faire alors Célestin (emploi du pronom <em>il</em>) </p>
<p><strong><em>Observer des peluches</em></strong></p>
<p><u>Matériel :</u> peluches de la classe (voire de l’école), peluches apportées par les enfants.</p>
<p>- Les faire nommer, toucher et  décrire. Les comparer à celles de l’album. Amener les enfants à dire leurs préférences. Evoquer des moments d’intimité. Déguiser les peluches (vêtements des poupées, chapeaux de différentes couleurs en bristol, rubans). Prendre une photographie de chaque enfant avec une peluche et inviter chacun à se présenter ensuite avec la peluche en question (<em>c’est moi avec .</em>..) et à indiquer comment il l’a habillée pour l’occasion (emploi du pronom <em>je</em>). Regrouper ensuite les photographies dans un album.</p>
<p>-  Pour finir, on peut photocopier  les photos précitées. Détourer ensuite les peluches, puis  les coller sur des cartes. A l’aide de ce matériel, procéder à des tris et des classements (objectifs mathématiques et linguistiques).</p>
<p><strong><em>S’intéresser aux écrits</em></strong></p>
<p>-  Reproduire des mots et des lettres prélevées sur les étiquettes et les inscriptions. Présenter successivement les pages sur lesquelles figurent ces mots ou ces lettres. Sur la page où est représentée la caisse enregistreuse, distinguer les chiffres.</p>
<p>-  Prolonger en demandant aux familles d’apporter différents emballages de produits alimentaires. Sur ceux- ci, apprendre à distinguer écrits et images. Reproduire certains éléments prélevés sur ces emballages et, individuellement, demander aux élèves d’entourer des écrits et/ou des images pour évaluer ce qu’ils ont retenu de l’activité précédente.</p>
<p><strong><em>Exploiter le thème des jouets</em></strong></p>
<p>Cet album peut aussi amener à développer le thème des jouets en s’appuyant sur des catalogues de jouets et sur des imagiers, voire conduire la classe à réaliser un imagier.</p>
<p><strong>Ressources</strong> </p>
<p>-  Pour développer ce thème, on trouvera dans <em>L’atelier des images et des sons </em>de  novembre 2008, intitulé <em> Jeux et jouets</em> des pistes d’exploitations.</p>
<p>-  Pour mettre en oeuvre les activités de tri et de classement avec des objectifs linguistiques et exploiter, voire créer, un imagier, on peut également se reporter à l’ouvrage de pédagogie pratique : <strong><em>Développer et structurer le langage en maternelle</em>, </strong>Anne Popet, Françoise Picot,  aux éditions Retz.</p>
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		<title>La boîte à joujoux</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Dec 2008 18:36:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autour des livres jeunesse]]></category>

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Je voudrais aujourd’hui attirer votre attention sur un album CD paru aux éditions Didier  et intitulé La boîte à joujoux. Cet album a pour point de départ la musique d’un ballet pour enfants de Claude Debussy dans une version pour piano. La version proposée ici, dans le CD,  est pour cinq instruments à vent et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/files/2008/12/boite_a_joujoux-150x150.jpg" alt="Couverture de la Boite à Joujoux" /></p>
<p>Je voudrais aujourd’hui attirer votre attention sur un album CD paru aux éditions Didier  et intitulé <strong><em>La boîte à joujoux.</em></strong> Cet album a pour point de départ la musique d’un ballet pour enfants de Claude Debussy dans une version pour piano. La version proposée ici, dans le CD,  est pour cinq instruments à vent et une harpe. Elle est interprétée par l’ensemble Agora.Cet album  très réussi sur tous les plans a été présenté en novembre dans le coin thématique de <strong><em>l’Education enfantine, </em></strong>assorti de  quelques pistes<strong><em>. </em></strong><u>Il s’adresse à des élèves de grande section.<strong><em> </em></strong></u>Des propositions d’activités sur ce blog avaient alors été annoncées. Les voici avec un peu de retard… </p>
<p>Mais revenons déjà à l’ouvrage lui- même. </p>
<p>Le texte de Rascal est d’une grande poésie.  L’auteur a imaginé une belle histoire d’amour entre une jolie poupée et un soldat. L’approche de ce texte, un peu difficile, et sa compréhension seront favorisées par  les illustrations de Régis Lejonc qui s’accordent à celui- ci sans aucune redondance</p>
<p>Ces images,  où se mêlent peintures et dessins, offrent de précieux petits cailloux pour suivre le fil conducteur du récit et aider à une bonne réception du CD. </p>
<p>Le texte dit par Natalie Dessay, dont on connaît les talents de comédienne, est porté par  la musique de Claude Debussy. La voix de la comédienne, qui sait donner vie à chaque personnage, contribue tout comme les images à la compréhension de l’histoire.</p>
<p>Je voudrais signaler à ceux qui auront la possibilité de s’y rendre que <strong><em>La maison des contes et des histoires</em></strong> présente une exposition des illustrations de cet album du 10 décembre au 25 janvier. Voici l’adresse : 7, rue  Pecquay, 75004 – Paris.</p>
<p><strong>Pour exploiter cet album CD, voici maintenant quelques suggestions </strong><strong> </strong></p>
<p>Si dans un album, illustrations et texte forment un tout, un album avec CD introduit un tiers dont il y a lieu de tenir compte pour mener les exploitations. C’est ce que je me propose de faire ici pour développer :   1- la capacité à comprendre des images ; 2-  les capacités d’écoute (avec le CD) ; 3- les capacités à représenter l’histoire par le mime et le jeu dramatique ; 4 &#8211;  celle à débattre sur l’amour et l’amitié.</p>
<p><strong><em>La démarche est la suivante</em></strong> :</p>
<p><u>Préalables </u><strong>:</strong> Ecouter les chansons traditionnelles : <em>il pleut bergère, Polichinelle, Dodo, l’enfant do</em> que l’on pourra s’amuser ensuite  à retrouver dans la musique. </p>
<p>1 &#8211; Découvrir les illustrations.<br />
2 &#8211; Ecouter le  CD.<br />
3-  Mémoriser l’histoire en recourant au mime.<br />
4 -  Préparer un jeu dramatique dans le cadre d’un projet de communication à une autre classe.<br />
5-  Jouer devant cette classe.</p>
<p><strong><em>Mise en oeuvre<br />
</em></strong>L’exploitation du CD et la réalisation du projet peuvent se dérouler sur l’une des périodes de l’année et s’étendre sur cinq semaines environ.<br />
Pour prolonger ce projet, vous pourrez trouver dans <strong><em>L’atelier des images et des sons</em></strong>, n°62, novembre 2008, sur le thème <strong><em>Jeux et jouets,</em></strong> de nouvelles propositions d’activités.</p>
<p><a href="http://www.educationenfantine.com/abonnes/fiche.asp?mois=&amp;annee=2008&amp;theme=&amp;mat=&amp;niv=&amp;fiche=526" title="Exploitation de la Boite à Joujoux">Consultez la fiche d&#8217;exploitation dans l&#8217;espace abonnés </a></p>
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		<title>Des images et des mots pour exprimer la peur</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Dec 2008 17:51:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autour des livres jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Pistes pratiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Le salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, qui avait pour thème cette année  « Peurs et frisson »,  s’achève. Après avoir dégagé précédemment sur ce thème des pistes d’activités portant  sur l’album  Mariétou Kissaitou, je  reviens vers vous pour approfondir deux autres ouvrages en GS. 

Le grand livre des peurs, Emily Gravett, kaléidoscope, conduit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, qui avait pour thème cette année  « Peurs et frisson »,  s’achève. Après avoir dégagé précédemment sur ce thème des pistes d’activités portant  sur l’album  <strong><em>Mariétou Kissaitou</em></strong>, je  reviens vers vous pour approfondir deux autres ouvrages <strong><u>en GS.</u></strong> </p>
<p><em><strong><img src="http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/files/2008/12/peur_legrandlivredespeurs_et_billysebile.jpg" alt="Le Grand livre des peurs et Billy se bile" /></strong></em><br />
<em><strong>Le grand livre des peurs,</strong> Emily Gravett,</em> kaléidoscope, conduit à recenser toutes sortes de peurs, guidé par une sympathique petite souris peureuse, mais qui fait peur à plus grand qu’elle. C’est  en quelque sorte la victoire du faible sur le fort (comme dans les contes).</p>
<p><em><strong>Billy se bile,</strong> Anthony Browne,</em> kaléidoscope, décrit un garçon que tout inquiète et qui se croit en cela ridicule. Sa grand- mère le rassure en lui disant qu’elle aussi s’inquiétait quand elle avait son âge.</p>
<p>Une  exploitation de <em><strong>Billy se bile</strong></em> et une mise en relation avec <em><strong>Mariétou Kissaitou</strong>,</em> ont déjà été proposées dans « Le goût du livre » 2008 (supplément aux revues Education enfantine et JDI paru à l’occasion du salon de Montreuil). Il s’agit ici d’approfondir  l’ouvrage d’Anthony Browne en s’attachant plus particulièrement  à la lecture de certaines illustrations et de le croiser avec l’album réalisé par Emily Gravett. Puis, après avoir découvert  toutes les peurs de la petite souris, on peut alors inviter les élèves  à la reformulation.</p>
<p><strong>Objectifs :<br />
</strong>-   Apprendre à interpréter des images.<br />
-   Enrichir le vocabulaire et la syntaxe.</p>
<p><strong>Démarche :<br />
</strong>-  On peut commencer par une première exploitation de <strong><em>Billy se bile </em></strong>pour comprendre l’histoire et l’évolution du personnage (voir à ce sujet, dans &#8221; le goût de lire&#8221; la fiche pédagogique s’y rapportant).<br />
-  Explorer ensuite en partie seulement  <strong><em>Le grand livre des peurs</em></strong> pour  revenir à l’album d’Anthony Browne avant de découvrir  l’album d’Emily Gravett dans son intégralité.<br />
-  Pour finir, conduire des activités en langage en s’appuyant sur ces deux albums  avant de réaliser avec la classe un « album des peurs » (pour apprendre à en triompher et réinvestir les acquis en langage).</p>
<p>Exploitation : Ce qui inquiète <strong><em>Billy</em></strong> et <strong><em>le grand livre des peurs</em></strong> <a href="http://www.educationenfantine.com/abonnes/fiche.asp?mois=&amp;annee=2008&amp;theme=&amp;mat=&amp;niv=&amp;fiche=509" title="Ce qui inquiète Billy">(documents en lien dans l’espace abonnés)</a></p>
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		<title>Salon de Montreuil</title>
		<link>http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/2008/11/18/salon-de-montreuil/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Nov 2008 16:12:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coups de coeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 24ème salon du livre et de la presse jeunesse en Seine- Saint- Denis ouvrira ses portes le mercredi 26 novembre. A cette occasion, un supplément aux revues « Education enfantine » et « JDI »est, comme chaque année, proposé aux abonnés de ces revues. Il comporte un entretien, des articles, des fiches et autres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 24ème salon du livre et de la presse jeunesse en Seine- Saint- Denis ouvrira ses portes le mercredi 26 novembre. A cette occasion, un supplément aux revues « Education enfantine » et « JDI »est, comme chaque année, proposé aux abonnés de ces revues. Il comporte un entretien, des articles, des fiches et autres pistes sur le <em>thème de la peur</em>, thème retenu pour le salon cette année.</p>
<p><strong>Sélection d’ouvrages à destination de 3 à 6 ans</strong><br />
A cette occasion, 12 ouvrages parus à la rentrée et jusqu’à noël 2008 ont été sélectionnés. Des prix « Education enfantine » seront attribués à des ouvrages par les classes qui les auront particulièrement appréciés au cours de leur exploitation. J’aurai alors l’occasion de revenir sur ces ouvrages primés pour élargir les propositions d’activités qui accompagnent la sélection dans ce supplément.</p>
<p><strong>Des exploitations sur le blog<br />
</strong>En attendant, je voudrais au cours de ce mois m’attacher notamment à deux des ouvrages exploités dans les fiches sur le thème de la peur : <em>Mariétou Kissaitou</em> et <em>Billy se bile</em>. Je me propose d’approfondir les pistes dégagées en me focalisant plus particulièrement sur les illustrations.</p>
<p><strong>A Douala avec Kissaitounapeurderien</strong><br />
J’ai choisi, pour commencer, l’album Marietou Kissaitou de Marie- Félicité Ebokea et Clémentine Soudais aux éditions du Sorbier.</p>
<ul>
<li><strong><em>Marie- Félicité Ebokea</em></strong> est d’origine camerounaise et vit à Gentilly. Elle traite ici d’un sujet universel, la peur du noir. Elle le fait avec humour et tendresse.</li>
<li><strong><em>Clémentine Soudais</em></strong> est une jeune illustratrice qui signe là son premier ouvrage. Elle donne avec talent vie, couleurs et fraîcheur à l’histoire.</li>
</ul>
<p><strong>L’histoire :<br />
</strong>Mariétou est une petite fille camerounaise pleine d’entrain et sûre d’elle, d’où le surnom qui lui est attribué. Elle aime les histoires qui font peur, mais … elle a très peur du noir. Grâce à son grand- père, auquel elle se confie, elle va apprendre à apprivoiser ses peurs.</p>
<p><strong>Un coup de cœur, pourquoi,<br />
</strong>Le lien familial qui unit l’héroïne à son grand- père est touchant. Il confère beaucoup de charme à cette histoire humaine et réconfortante.</p>
<p>Les illustrations que je vous invite à approfondir ont provoqué mon coup de cœur pour les raisons suivantes :</p>
<ul>
<li>elles donnent une vision colorée et gaie de l’Afrique aujourd’hui ;</li>
<li>elles fourmillent de détails qui créent l’ambiance urbaine servant de décor à l’histoire ;</li>
<li>elles fournissent, par les jeux de lumières et d’ombres, des repères temporels qui permettent d’initier les élèves à la lecture d’images ;</li>
<li>elles conduisent aussi à distinguer ce qui, dans l’histoire, relève du réel et de l’imaginaire.</li>
</ul>
<p>Elles sont propres à délier les langues pour les raisons évoquées ci- dessus et permettent <strong>d’enrichir le vocabulaire et la syntaxe des élèves</strong> chemin faisant, tout en développant des capacités d’attention visuelle. La découverte de l’histoire peut donner lieu ensuite à des échanges entre enfants autour du thème.</p>
<p><a href="http://www.educationenfantine.com/abonnes/fiche.asp?mois=&amp;annee=2008&amp;theme=&amp;mat=1&amp;niv=&amp;fiche=498">Démarche</a> <em>(Espace abonnés) </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les livres en Petite Section</title>
		<link>http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/2008/10/06/les-livres-en-petite-section/</link>
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		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 10:37:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>anne popet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[On me pose souvent des questions sur la présentation et l’exploitation des livres aux petits, voire aux tout- petits. Certains enfants n’ont pas été familiarisés avec l’objet- livre et c’est à l’école maternelle qu’ils peuvent s’en emparer, mais cela ne va pas toujours de soi.  
Par ailleurs, l’attention de tous à cet âge est fugace [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>On me pose souvent des questions sur la présentation et l’exploitation des livres aux petits, voire aux tout- petits.</strong> Certains enfants n’ont pas été familiarisés avec l’objet- livre et c’est à l’école maternelle qu’ils peuvent s’en emparer, mais cela ne va pas toujours de soi.  </p>
<p>Par ailleurs, l’attention de tous à cet âge est fugace et il y a lieu d’en tenir compte. Pourtant l’intérêt pour les livres et les histoires est vite sensible même chez les tout- petits et cela vaut la peine de s’employer à le développer au regard de tout ce que les livres peuvent leur apporter.</p>
<p>En effet, <strong>les livres stimulent la parole. Ils développent la capacité à observer des images en tant que représentations du monde. Lorsqu’on les feuillette, ils offrent une palette de couleurs et participent à l’éveil sensoriel des enfants. Ils encouragent  la  curiosité. </strong> </p>
<p><strong>Voici quelques conseils pour réussir l’entrée des enfants dans les livres en PS. N’hésitez pas à poser d’autres questions</strong> <span id="more-83"></span></p>
<p><strong>Choisir les histoires et les livres</strong> </p>
<ul>
<li>Permettre  aux enfants de rencontrer de petits  personnages auxquels ils peuvent s’identifier, des personnages  qui éprouvent des joies, des peines ou des colères semblables aux leurs.</li>
<li>Les intéresser ainsi à des personnages qui  ont des attitudes  comparables aux leurs dans les mêmes circonstances et dont les  problèmes  se résolvent toujours en douceur ou avec humour ce qui les  rassure l et les aident à grandir. </li>
<li>leur proposer au départ des récits simples et courts dans  des albums  présentant de préférence une correspondance stricte entre le texte et l’image de façon à ce que l’image viennent renforcer ce que dit le texte. </li>
<li>Veiller alors à ce  que les personnages se détachent bien sur le fond de la page, cela aide à  décoder  les expressions des visage et les attitudes.</li>
<li>Ne pas hésiter à   faire découvrir   plusieurs albums d’une même série où les petits  retrouveront régulièrement leurs premiers héros. Ceci contribuera à développer leur goût pour les livres.</li>
<li>A ce  niveau, retenir des histoires qui ne  comportent pas trop d’ellipses  car l’omission d’éléments dans le texte le rend plus difficilement accessible aux jeunes enfants. </li>
<li>Choisir des récits répétitifs ou  linéaires dans lesquels  les éléments s’enchaînent les uns aux autres et des histoires courtes, tendres et humoristiques. </li>
</ul>
<p><strong>Présenter et lire</strong><strong> </strong></p>
<ul>
<li>Ritualiser la présentation collective de livres est une bonne chose. Le faire alors, si possible, dans un lieu réservé à cet usage et, chaque jour de classe, à un moment précis de la journée. </li>
<li>Eviter de lire (ou conter) des histoires aux enfants en fin de journée. Fatigués, ils sont alors moins réceptifs. De préférence, leur lire les livres  le matin avant ou après la récréation.</li>
<li>Commencer par montrer quelques illustrations  pour entrer dans l’histoire ou bien  présenter les personnages en reproduisant leur silhouette sous forme de marionnettes, puis lire ensuite le texte sans revenir aux images dans l’immédiat.</li>
<li>Pour maintenir l’attention, bien rythmer le  récit et marquer sa chute pour la rendre plus savoureuse. Ne pas dépasser non plus les capacités d’attention des enfants.</li>
<li>En lisant, jouer sur l’intonation et changer de voix selon les personnages pour leur donner « corps ». Cela  favorise la compréhension.  </li>
<li>Pour  aider  les enfants à mémoriser les étapes de l’histoire,  marquer régulièrement des pauses dans le récit  sans craindre de reformuler ce que dit le texte. Lorsqu’ils feuilletteront   ensuite le livre seul ou en groupe avec l’enseignant, les petits  en retrouveront mieux la succession et percevront peu à peu  les liens logiques qui les relient.</li>
<li>Au cours de la lecture, mettre en valeur les mots qui traduisent des sentiments. </li>
<li>Après la lecture de l’histoire, on peut revenir sur des illustrations pour les commenter, mais de préférence ensuite en petits groupes.</li>
<li>Ne pas craindre de revenir sur les mêmes récits  car cela  permet aux élèves de se les approprier peu à peu.<br />
</li>
</ul>
<p><strong>En petits groupes, voire individuellement</strong></p>
<ul>
<li>Pour faire découvrir aux petits  les différentes facettes d’un livre (couverture, intérieur, toucher, odeur…), les inviter    à tourner les pages eux- mêmes en leur apprenant à le manipuler et à adopter l’ordre de lecture. <br />
Cela requiert avec certains enfants une relation duelle enseignant- enfant autour d’un livre (même de courte durée).</li>
<li>Ne pas se limiter à la présentation collective des livres. Explorer régulièrement en petit groupe les pages d’un livre encore inconnu. Commenter alors les images  pour aider les petits à se repérer dans l’album et à identifier celles- ci. </li>
<li>Ne pas hésiter alors à manifester des sentiments pour aiguiser l’intérêt  de enfants en  s’étonnant, en s’amusant  ou encore en s’attristant devant certaines images. </li>
<li>Pour comprendre l’histoire, mais aussi s’approprier la spécificité de l’album, où les images et les textes forment un tout, faire constamment  le lien entre le texte et l’image pour que celle- ci éclaire ou renforce ce qui vient d’être lu.</li>
<li>Les livres étant une source de langage considérable, reformuler ce que disent les textes, voire proposer un texte que l’on a soi- même réécrit pour introduire les structures syntaxiques à  faire acquérir aux enfants.</li>
<li>Après exploitation, placer chaque album  dans le coin bibliothèque de la classe<strong> </strong> où il peut alors être  manipulé et consulté de façon autonome et éclairée.</li>
</ul>
<p><strong>Quelques petits personnages de séries susceptibles d’intéresser les petits</strong> : </p>
<ul>
<li><strong>Bali,</strong> Magdalena et Laurent Richard, Castor Flammarion</li>
<li><strong>Camille,</strong> Jacques Duquennoy, Albin Michel.</li>
<li><strong>Crocolou,</strong> Ophélie Texier, Actes Sud Junior.</li>
<li><strong>Mimi,</strong> Lucy Cousins, Albin Michel.</li>
<li><strong>Spot,</strong> Rric Hall, Nathan. </li>
<li><strong>L’âne Trotro</strong>, Bénédicte Guettier, Gallimard.</li>
</ul>
<p><strong>A bientôt pour de nouvelles propositions à destination des petits.</strong> </p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les prix de l’Education Enfantine</title>
		<link>http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/2008/09/17/les-prix-de-l%e2%80%99education-enfantine/</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Sep 2008 15:45:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autour des livres jeunesse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogs.nathan.fr/le_coin_des_livres/2008/09/17/les-prix-de-l%e2%80%99education-enfantine/</guid>
		<description><![CDATA[  
En ce début d’année scolaire, il me semble intéressant  de revenir sur les prix de l’Education enfantine décernés en juin dernier à des albums de jeunesse. Ces ouvrages avaient  fait l’objet d’une sélection dans  « Le goût du livre » (hors- série de l’Education enfantine et du Journal des instituteurs,  paru en novembre 2007  à [...]]]></description>
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<p>En ce début d’année scolaire, il me semble intéressant  de revenir sur les prix de l’Education enfantine décernés en juin dernier à des albums de jeunesse. Ces ouvrages avaient  fait l’objet d’une sélection dans  « Le goût du livre » (hors- série de l’Education enfantine et du Journal des instituteurs,  paru en novembre 2007  à l’occasion du salon du livre de Montreuil).</p>
<p>Selon moi, faire retour sur ces livres s’impose  parce qu’il s’agit d’ouvrages de qualité et parce qu’il abordent chacun à leur façon le thème du langage, domaine privilégié de l’école maternelle.</p>
<p>Les lectures croisées que je vous propose  ci- dessous permettent de mettre le thème du langage  en valeur et constituent un point de départ aux projets que je souhaite développer dans ce blog au cours de cette année scolaire.<span id="more-76"></span></p>
<p><strong>Perspectives 2008 &#8211; 2009<br />
</strong></p>
<p>J’ai l’intention de croiser des histoires pour aider les enfants à mieux  les comprendre et,  en GS, pour qu’ils commencent à les interpréter. Cela constituera en effet l’un des points  forts des sujets dont je traiterai  cette année. Je proposerai donc régulièrement des parcours de lecture accompagnés de pistes pédagogiques.</p>
<p>Avec ces parcours, je viendrai compléter et nourrir notamment  les pistes que j’offre  dans la rubrique mensuelle de l’Education enfantine intitulée « Le coin thématique ». Des thèmes très riches comme celui de la peur ou du vivre ensemble  en feront également partie et appelleront des développements particuliers.  D’autres parcours seront proposés autour des contes,  autour d’auteurs et d’illustrateurs, voire en lien avec des ouvrages documentaires</p>
<p>Je compte ainsi établir une sorte de fil rouge entre les différentes propositions que je ferai sur ce blog et les pistes que je développe dans l’Education enfantine et l’Atelier des images et des sons. Ceci afin de  donner une cohérence à l’ensemble des orientations que je m’efforce de dégager entre ces différents média.</p>
<p>Chemin faisant, je m’intéresserai plus particulièrement à  la lecture des illustrations de certains ouvrages,   tentant à montrer, s’il en est besoin,  la spécificité de l’album par rapport à d’autres genres. Cette spécificité, due au fait qu’images et textes forment un tout, nécessite, en effet,  une attention  à chacune de ces composantes.</p>
<p>Selon les albums présentés des liens avec différents domaines de l’école maternelle seront aussi établis, conférant ainsi à la littérature une toute première place dans les apprentissages.</p>
<p><strong>Pour enrichir l’approche de ces ouvrages ainsi que les pistes dégagées,  je m’adresse à vous pour que vos questions, vos remarques et vos suggestions  enrichissent le dialogue que permet ce blog.  Elles seront toujours les bienvenues.</strong></p>
<p><strong><em>Ainsi  les enseignants, dont les classes ont participé à la désignation des lauréats des prix de l’Education enfantine de cette année, sont vivement invités à faire part  des réactions de leurs élèves  face à ces œuvres et à livrer les pistes qu’ils ont exploitées.</em></strong></p>
<p><strong>Les  trois ouvrages primés</strong></p>
<p><strong><em>Ce qui retient l’attention ici</em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong>Le premier prix a été attribué à <em>L’histoire du lion qui ne savait pas écrire</em> de Martin Baltscheit et Marc Boutavant, éditions P’tit Glénat. Le deuxième prix est allé à <em>Chut, le roi pourrait t’entendre ! </em>de Didier Sustrac et Eric Puybaret, éditions Gautier- Languereau  et le troisième à l’album <em>Le chat Machin</em> de Marcus Malte et Candice Hayat, éditions Syros.</p>
<p><strong>Trois histoires qui parlent du langage. </strong></p>
<p><em>L’histoire du lion qui ne savait pas écrire</em> montre avec humour l’intérêt de savoir lire et écrire. Le héros est amoureux d’une lionne passionnée de lecture et lui- même évolue au cours du récit puisqu’il est capable de rugir ensuite les choses tendres qu’il aurait aimé écrire. Une fin ouverte où tout permet de croire que le lion à son tour va entrer dans l’écrit. En débattre en recherchant les raisons d’apprendre à lire et à écrire en partant du vécu des élèves. Une occasion aussi, en GS, d’anticiper au cours de l’année sur ce qu’ils apprendront au CP.</p>
<p>Dans<em> Chut, le roi pourrait t’entendre ! </em>il est question d’un tyran qui oblige tout le monde  à parler comme lui.<em> </em>Dans ce pays, par exemple,  on ne dit pas <em>voleur </em>mais <em>chipeur</em>. Zouri, le héros, décide d’aller voir  Chachuffi et de lui faire peur. Pour cela, il demande de l’aide à différents animaux qui ont perdu leur nom  et qui lui demandent en échange de le retrouver.  Un livre qui invite aussi à jouer sur les comparaisons car peu à peu, grâce à eux, Zouri devient <em>féroce comme le loup, vigilant comme le hibou, puissant comme le cerf,… </em>Un album où, pour finir,  partout dans la ville on chante les roses, l’amour et la poésie. Un ouvrage qui magnifie ainsi le pouvoir des mots.</p>
<p>Le héros de l’album <em>Le chat Machin</em> n’est qu’un chat parmi d’autres, un anonyme comme l’indique le titre. La nuit venue, il hurle à la lune, mais qui s’en préoccupe ? La nuit, tous les chats sont gris. Quand vient l’hiver, le chat Machin rêve d’un foyer. Puis, un jour, sautant par-dessus une clôture, il se retrouve face à face avec un chien. L’amitié qui va les lier invitera les gens à confondre leur nom…</p>
<p><strong>Autres raisons d’aimer ces albums</strong></p>
<p><strong><em>L’humour qui s’en  dégage </em></strong></p>
<p><img src="http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/files/2008/09/img_small-lhistoire-du-lio.jpg" alt="L’histoire du lion qui ne savait pas écrire" align="left" hspace="15" /></p>
<p>Si <em>L’histoire du lion qui ne savait pas écrire </em>a su toucher les enfants, on peut penser que la drôlerie des situations y est pour beaucoup. Cet ouvrage propre à faire rire ne se limite pas à cela. Il délivre sans lourdeur et  avec humour  un message adapté au niveau concerné et propre à motiver l’apprentissage de l’écrit.</p>
<p><img src="http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/files/2008/09/img_small-chut-le-roi-pou1.jpg" alt="Chut le roi pourrait t’entendre" width="203" align="left" height="279" hspace="15" /></p>
<p>Avec <em>Chut le roi pourrait t’entendre !  </em>l’histoire est racontée de manière humoristique, mais le sujet n’en est pas moins sérieux puisqu’un être malfaisant  à travers les mots impose sa dictature. L’humour est là pour introduire la bonne distance sans amputer la réflexion.</p>
<p><img src="http://blogs.lecoleaujourdhui.com/enseigner-en-maternelle/files/2008/09/img_small-le-chat-machin.jpg" alt="Le chat machin" width="200" align="left" height="274" hspace="15" /></p>
<p>Outre les liens qui peuvent se tisser entre <em> Le chat Machin</em> et les deux autres ouvrages primés,  on ne saurait toutefois oublier que cet album  parle avant tout de l’exclusion (parabole de la vie des sans abris). Mais comme il s’agit d’animaux et que l’histoire  se termine bien, elle est adaptée aux enfants de l’école maternelle. La rencontre entre le chat et le chien, où il ne se passe rien  (au grand regret des affreux nains de jardin), est  de plus relatée avec finesse et drôlerie comme la fin de l’histoire où se mêlent tendresse et humour.</p>
<p><strong><em>La qualité des illustrations</em></strong></p>
<p><em>L’histoire du lion qui ne savait pas </em>écrire offre des illustrations colorées sur fonds clairs, simples, mais évocatrices.</p>
<p>L’album <em>Chut le roi pourrait t’entendre !  </em>présente  des  illustrations délicates et poétiques jouant sur les contrastes de l’ombre et de la lumière.</p>
<p>En ce qui concerne<em> Le chat Machin</em>, les images en papier découpé<em> </em>s’accordent à merveille avec le texte.</p>
<p>Très différentes les unes des autres, ces images n’en sont pas moins toutes intéressantes.</p>
<p><strong>Comment croiser ces albums</strong></p>
<p>Après découverte et exploitation de chacun des  ouvrages, on peut envisager de la façon suivante leur mise en relation et dégager qu’au- delà de la nécessité  d’apprendre à écrire et du  plaisir que peut procurer la lecture  les mots ont un immense pouvoir.</p>
<p>On peut le constater avec <em>L’histoire du lion qui ne savait pas écrire </em>où le lion ne peut pas se fier aux animaux auxquels il confie le soin d’écrire à sa belle. On peut dès lors appréhender que pour être compris il s’agit  de trouver les  mots justes et qu’il est bien préférable de s’y exercer soi- même. On peut  aussi évoquer la dictée à l’adulte qui requiert temps et  reformulation pour être au plus près de ce que l’on veut exprimer et communiquer.</p>
<p><em>Le chat Machin</em> montre également le pouvoir des noms à  conférer une existence aux êtres. Quand un enfant naît, on lui donne un prénom (et un nom). Rappeler que les animaux désirent  retrouver leur nom dans <em>Chut le roi pourrait t’entendre !</em>  Justifier ce besoin.  Observer aussi qu’à la fin de l’histoire du Chat Machin, chat et chien ne faisant plus qu’un, on dit<em> : le chien Machin et le chat Pacha et vice versa. </em>A commenter et discuter   en approfondissant le thème de l’amitié.</p>
<p>Relever  aussi, dans <em>Le chat Machin,</em>  que, si ce chat  n’a pas de nom,  naguère sa mère devait probablement le désigner par des mots doux maintenant oubliés. En rechercher avec la classe. Puis, évoquer aussi d’autres sortes de mots : des mots bizarres, des mots  rigollots, des petits mots, …</p>
<p><strong>Prolonger </strong></p>
<p>-  Les dernières pages de l’album <em>L’histoire du lion qui ne savait pas écrire </em>invitent notamment à introduire des abécédaires en classe.<em> </em>A ce titre, on peut recommander  entre autres ouvrages<em> L’extraordinaire abécédaire de Balthazar,</em><strong> </strong>Marie- Hélène Place, Caroline Fontaine- Riquier, Hatier.</p>
<p>-  Avec <em>Chut le roi pourrait t’entendre !  </em>c’est à l’aspect sonore  de la langue que l’on peut s’attacher en jouant avec les oppositions de sons que suscitent  l’exigence du roi (qui lui fait mettre des « ch » à tous les mots) et le zézaiement de la mère. Apprendre à repérer ces sons dans des mots, à les  localiser, puis à les distinguer en tenant compte du niveau des élèves.</p>
<p>Cet album invite aussi à découvrir et  s’approprier des textes poétiques, genre auquel convie la conclusion de l’histoire.</p>
<p>-  Avec <em>Le chat machin</em>, peut s’amorcer un parcours de lecture  autour du thème de l’amitié.</p>
<p>A cet effet, on peut, par exemple,  croiser cet album avec <em>Poulou et Sébastien</em> de René Escudié et Ulises Wendsell, collection « Trésors des Belles Histoires », éditions Bayard Jeunesse. Un album qui montre que l’on peut être ami et différent.</p>
<p>Un retour sur ce thème est aussi envisageable au cours de cette année sur ce blog.</p>
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