Archive for the ‘Autour des livres jeunesse’ Category

Pitikok

Lundi, mai 4th, 2009

 

Une nouvelle série vient de naître aux éditions Pocket Jeunesse.  On la doit au tandem que forment depuis quelques années déjà Christian Jolibois et Christian Heinrich, créateurs de la fameuse série « Les p’tites poules ».

 

Cette fois- ci, ils s’adressent à un public plus jeune,  aux enfants de 4 à 5 ans. Les aventures du héros Pitikok sauront  les amuser  tout développant leurs capacités à lire et interpréter  des images.  Le passage constant du récit aux dialogues les amènera à être attentifs au texte.

 

Le fameux Pitikok n’est pas un inconnu pour les lecteurs de la première série. La petite poule qui voulait voir la mer (dans le  premier opus de la série « Les p’tites poules »)  ramène celui- ci avec elle d’Amérique et  leurs enfants ne sont autres que les  héros bien connus de la série  précitée, Carmen et  Carmélito. Toutefois,  dans la nouvelle série, Pitikok n’a pas encore rencontré la petite poule qui voulait voir la mer. Elle n’arrivera que plus tard en Amérique sur une caravelle de Christophe Colomb… La présence de trois caravelles sur les deux dernières pages de garde des albums consacrés au  nouveau héros et sa présence sur les premières pages de garde  de ces albums, où on le voit scruter l’horizon, constituent  un lien entre les deux séries.

 

Le premier album de la série « Pitikok » s’intitule « Pitikok et la plume magique » et  le deuxième « Pitikok et la forêt enrhumée ». Chacun   peut se lire indépendamment de l’autre.  Toutefois, lire les ouvrages d’une série peut contribuer  à donner le goût de lire, les enfants prenant plaisir à retrouver leur héros.

 

Les atouts de ces albums : le héros drôle et sympathique (le petit coq rouge),  les illustrations pleines d’humour, colorées et dynamiques et les histoires aisées à comprendre par de jeunes enfants.

 

Dans « Pitikok et la plume magique », le héros a connaissance d’une légende racontant que celui qui trouvera une plume prisonnière d’un vieil arbre biscornu, et la délivrera, verra ses vœux exaucés. Il   part donc à sa recherche. En chemin, aidé par un serpent,  il surmonte différents  obstacles, avant d’acquérir l’objet de sa quête.

La mise en pages est  rythmée par l’apparition de chiffres qui se dissimulent dans l’image et jalonnent le récit. Celui- ci est au présent.  

On peut commencer par découvrir et décrire les illustrations et formuler des hypothèses avant de lire l’histoire. On peut ensuite relire les textes, les mettre en relation avec les images et  s’intéresser aux rapports qu’ils entretiennent. Faire raconter l’histoire ensuite avec ou sans support des images. Faire reformuler quelques- uns des  propos tenus par les personnages. Ne pas s’éterniser sur la conclusion.

 

Dans « Pitikok et la forêt enrhumée », un raton laveur pleure parce qu’un monstre horrible couvert de glace lui a volé son goûter. Celui- ci n’est autre que le Prince Hiver qui pince, mord, fend les pierres et refuse de s’en aller pour laisser place au printemps. Grâce à sa plume et en lui faisant des chatouilles, Pitikok  en viendra à bout. Mais le prince hiver jure de revenir.

Là encore  histoire aisée  à comprendre et amusante, écrite au présent. S’attacher de nouveau  à la lecture des images. Appréhender notamment le prince hiver représenté plusieurs fois sur la même image dans l’épisode des chatouilles. Faire expliciter ce qui est amusant dans la dernière image où l’ours cherche où a pu passer Pitikok alors que celui- ci et derrière  lui.

S’amuser de ce que le  père du prince hiver traite celui- ci  de petit canaillou.  Recenser sur une affiche  les onomatopées  figurant dans l’album. Citer certains  propos des personnages en jouant sur l’intonation (en fonction des situations).

Prolonger l’exploitation de l’album en s’attachant au passage des saisons. Dégager ce qui caractérise chacune en faisant émerger les représentations qu’en ont les élèves. Evoquer l’hibernation de l’ours.

La boîte à joujoux

Mardi, décembre 16th, 2008

Couverture de la Boite à Joujoux

Je voudrais aujourd’hui attirer votre attention sur un album CD paru aux éditions Didier  et intitulé La boîte à joujoux. Cet album a pour point de départ la musique d’un ballet pour enfants de Claude Debussy dans une version pour piano. La version proposée ici, dans le CD,  est pour cinq instruments à vent et une harpe. Elle est interprétée par l’ensemble Agora.Cet album  très réussi sur tous les plans a été présenté en novembre dans le coin thématique de l’Education enfantine, assorti de  quelques pistes. Il s’adresse à des élèves de grande section. Des propositions d’activités sur ce blog avaient alors été annoncées. Les voici avec un peu de retard…

Mais revenons déjà à l’ouvrage lui- même.

Le texte de Rascal est d’une grande poésie.  L’auteur a imaginé une belle histoire d’amour entre une jolie poupée et un soldat. L’approche de ce texte, un peu difficile, et sa compréhension seront favorisées par  les illustrations de Régis Lejonc qui s’accordent à celui- ci sans aucune redondance

Ces images,  où se mêlent peintures et dessins, offrent de précieux petits cailloux pour suivre le fil conducteur du récit et aider à une bonne réception du CD.

Le texte dit par Natalie Dessay, dont on connaît les talents de comédienne, est porté par  la musique de Claude Debussy. La voix de la comédienne, qui sait donner vie à chaque personnage, contribue tout comme les images à la compréhension de l’histoire.

Je voudrais signaler à ceux qui auront la possibilité de s’y rendre que La maison des contes et des histoires présente une exposition des illustrations de cet album du 10 décembre au 25 janvier. Voici l’adresse : 7, rue  Pecquay, 75004 – Paris.

Pour exploiter cet album CD, voici maintenant quelques suggestions  

Si dans un album, illustrations et texte forment un tout, un album avec CD introduit un tiers dont il y a lieu de tenir compte pour mener les exploitations. C’est ce que je me propose de faire ici pour développer :   1- la capacité à comprendre des images ; 2-  les capacités d’écoute (avec le CD) ; 3- les capacités à représenter l’histoire par le mime et le jeu dramatique ; 4 –  celle à débattre sur l’amour et l’amitié.

La démarche est la suivante :

Préalables : Ecouter les chansons traditionnelles : il pleut bergère, Polichinelle, Dodo, l’enfant do que l’on pourra s’amuser ensuite  à retrouver dans la musique.

1 – Découvrir les illustrations.
2 – Ecouter le  CD.
3-  Mémoriser l’histoire en recourant au mime.
4 -  Préparer un jeu dramatique dans le cadre d’un projet de communication à une autre classe.
5-  Jouer devant cette classe.

Mise en oeuvre
L’exploitation du CD et la réalisation du projet peuvent se dérouler sur l’une des périodes de l’année et s’étendre sur cinq semaines environ.
Pour prolonger ce projet, vous pourrez trouver dans L’atelier des images et des sons, n°62, novembre 2008, sur le thème Jeux et jouets, de nouvelles propositions d’activités.

Consultez la fiche d’exploitation dans l’espace abonnés

Des images et des mots pour exprimer la peur

Lundi, décembre 1st, 2008

Le salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, qui avait pour thème cette année  « Peurs et frisson »,  s’achève. Après avoir dégagé précédemment sur ce thème des pistes d’activités portant  sur l’album  Mariétou Kissaitou, je  reviens vers vous pour approfondir deux autres ouvrages en GS. 

Le Grand livre des peurs et Billy se bile
Le grand livre des peurs, Emily Gravett, kaléidoscope, conduit à recenser toutes sortes de peurs, guidé par une sympathique petite souris peureuse, mais qui fait peur à plus grand qu’elle. C’est  en quelque sorte la victoire du faible sur le fort (comme dans les contes).

Billy se bile, Anthony Browne, kaléidoscope, décrit un garçon que tout inquiète et qui se croit en cela ridicule. Sa grand- mère le rassure en lui disant qu’elle aussi s’inquiétait quand elle avait son âge.

Une  exploitation de Billy se bile et une mise en relation avec Mariétou Kissaitou, ont déjà été proposées dans « Le goût du livre » 2008 (supplément aux revues Education enfantine et JDI paru à l’occasion du salon de Montreuil). Il s’agit ici d’approfondir  l’ouvrage d’Anthony Browne en s’attachant plus particulièrement  à la lecture de certaines illustrations et de le croiser avec l’album réalisé par Emily Gravett. Puis, après avoir découvert  toutes les peurs de la petite souris, on peut alors inviter les élèves  à la reformulation.

Objectifs :
-   Apprendre à interpréter des images.
-   Enrichir le vocabulaire et la syntaxe.

Démarche :
-  On peut commencer par une première exploitation de Billy se bile pour comprendre l’histoire et l’évolution du personnage (voir à ce sujet, dans ” le goût de lire” la fiche pédagogique s’y rapportant).
-  Explorer ensuite en partie seulement  Le grand livre des peurs pour  revenir à l’album d’Anthony Browne avant de découvrir  l’album d’Emily Gravett dans son intégralité.
-  Pour finir, conduire des activités en langage en s’appuyant sur ces deux albums  avant de réaliser avec la classe un « album des peurs » (pour apprendre à en triompher et réinvestir les acquis en langage).

Exploitation : Ce qui inquiète Billy et le grand livre des peurs (documents en lien dans l’espace abonnés)

Les prix de l’Education Enfantine

Mercredi, septembre 17th, 2008

En ce début d’année scolaire, il me semble intéressant  de revenir sur les prix de l’Education enfantine décernés en juin dernier à des albums de jeunesse. Ces ouvrages avaient  fait l’objet d’une sélection dans  « Le goût du livre » (hors- série de l’Education enfantine et du Journal des instituteurs,  paru en novembre 2007  à l’occasion du salon du livre de Montreuil).

Selon moi, faire retour sur ces livres s’impose  parce qu’il s’agit d’ouvrages de qualité et parce qu’il abordent chacun à leur façon le thème du langage, domaine privilégié de l’école maternelle.

Les lectures croisées que je vous propose  ci- dessous permettent de mettre le thème du langage  en valeur et constituent un point de départ aux projets que je souhaite développer dans ce blog au cours de cette année scolaire. (Lire la suite…)

Poucette de Toulaba

Vendredi, février 8th, 2008

Comparer deux versions d’un conte

Niveau : GS

Il s’agit ici de confronter le conte d’Andersen intitulé Poucette à celui écrit par Daniel Picouly et illustré par Olivier Tallec pour l’album Poucette de Toulaba (éditions Rue du monde). Album conseillé dans Le coin thématique de l’Education enfantine de mars 2008.

Ces œuvres sont l’une et l’autre certes difficiles pour des grandes sections, mais on ne saurait en priver les enfants car elles sont propres à nourrir leur imaginaire et à leur donner le goût des mots. Il est possible de leur en faciliter l’accès en recourant à une démarche adaptée au niveau concerné.

Auriez- vous d’autres exemples d’albums similaires permettant d’atteindre ces objectifs et que vous auriez exploités en classe avec profit ?N’hésitez pas à nous le faire savoir.

L’œuvre d’Andersen

Ceux qui ont eu la chance de découvrir
la Poucette d’Andersen au cours de leur enfance ne l’ont généralement pas oubliée. Il s’agit d’une œuvre désormais classique qui n’a rien perdu de son charme car elle est de portée universelle.

Poucette de Toulaba

Poucette de ToulabaDaniel Picouly a écrit cette histoire à l’occasion du bicentenaire d’Andersen en la transposant dans une autre culture. Elle figure dans un album aux illustrations luxuriantes qui font pénétrer au cœur d’un pays exotique. Difficile pour des élèves de GS, le texte n’en permet pas moins de les familiariser avec une langue poétique éloignée du langage utilitaire (ce que les enfants appréhenderont aisément) et à laquelle ils ne devraient pas être insensibles si l’on sait les y préparer.

Démarche préconisée

Il est tout d’abord conseillé de conter, dans un premier temps, à la classe, le conte d’Andersen que Daniel Picouly a probablement découvert lorsqu’il était enfant et qui a donné naissance à l’album.

Comme tout album, Poucette de Toulaba est un objet spécifique où textes et illustrations forment un tout, ce dont il y a lieu de tenir compte dans son exploitation. L’univers chatoyant et coloré que s’emploie à rendre Olivier Tallec appelle à une première découverte avant de progresser dans la compréhension de l’histoire (laquelle sera favorisée par la mise en relation avec le conte d’Andersen), puis de s’approprier les textes. Ceux- ci peuvent alors être lus, ensuite, en plusieurs séances, sous forme de lecture feuilleton. Les passages un peu difficiles sont à paraphraser (sans s’y arrêter, en doublant simplement l’expression). Certains passages particulièrement poétiques pourront aussi être repris oralement par les enfants pour être mémorisés (au gré de l’enseignant).

Remarques

La démarche exposée pour aborder ces deux œuvres peut être utilisée (avec les aménagements nécessaires) à chaque fois que les élèves sont confrontés à des œuvres difficiles. Il s’agit évidemment d’une exploitation longue à répartir dans le temps en ménageant des pauses.

Ces deux exemples tendent également à prouver qu’il n’existe pas de tranches d’âges spécifiques pour s’emparer d’une œuvre, mais que celle- ci requiert toujours des stratégies adaptées au niveau concerné.

PISTES D’EXPLOITATION

Conter et exploiter Poucette

- Lire soi- même le conte d’Andersen plusieurs fois pour s’en approprier le déroulement afin de le raconter au plus près, aux élèves, ensuite, tout en le condensant. On peut s’appuyer sur le découpage de l’histoire proposé ci- dessous en prenant soin, alors, de développer chacune des phases ici résumées.

* Une femme voudrait un enfant et va trouver une vieille sorcière qui lui donne un grain d’orge.

* La femme le met dans un pot. Une fleur pousse au milieu de laquelle est assise une petite fille. La femme nomme l’enfant Poucette et lui donne une coquille de noix pour berceau.

* Une crapaude enlève Poucette afin que celle- ci épouse son fils. Elle la pose sur une feuille de nénuphar.

* Des petits poissons rongent la tige de la feuille qui descend alors la rivière.

* Un hanneton emporte Poucette dans un arbre. Les autres hannetons la trouvent laide et la rejettent.

* Poucette passe l’été et l’automne seule dans la forêt.

* L’hiver venu, elle trouve refuge chez une souris des champs. La souris a pour voisin une taupe.

* Dans une galerie, Poucette découvre une hirondelle blessée et la soigne.

* La taupe demande ensuite Poucette en mariage, mais l’hirondelle emmène avec elle Poucette dans les pays chauds.

* Elle dépose Poucette sur une fleur à l’intérieur de laquelle se trouve un petit homme, l’ange des fleurs.

* Poucette l’épouse. En cadeau de mariage, elle reçoit une paire d’ailes qui lui permet de voler de fleur en fleur. Elle prend le nom de Maya.

Après écoute du conte, lister les personnages. Afin d’assurer la mémorisation et pour mieux comparer les deux contes ensuite, retrouver à l’aide de questions les différentes phases de l’histoire, puis les faire dessiner en répartissant la tâche entre des groupes. Coller les dessins au fur et à mesure de leur réalisation dans l’ordre de l’histoire. En fonction de l’avancement des dessins réalisés en ateliers (en présence de l’enseignant), commenter ceux qui précèdent avant de dessiner la suite.

Pour finir, raconter l’histoire en s’appuyant sur les dessins.

Avant de découvrir l’album Poucette de Toulaba

Laisser passer un peu de temps. Pour créer un horizon d’attente, en découverte du monde, s’intéresser aux zones tropicales, leur faune et leur flore. Afficher des images documentaires illustrant les lieux dont il va être question dans Poucette de Toulaba ainsi que celles des animaux évoqués dans l’histoire que l’on pointera au fil de leur apparition dans les illustrations.

Découvrir et exploiter Poucette de Toulaba

- Découvrir les illustrations sans avoir observé la couverture au préalable. La réserver pour plus tard. Préciser que cette histoire se passe en partie dans la forêt tropicale et que les illustrations vont donner à voir sa végétation et quelques- uns de ses animaux. Remarquer que les illustrations s’étalent toutes sur une double page. Insister aussi sur leurs couleurs riches et chaudes en relation avec le pays où se déroule l’histoire. Décrire les illustrations et les légender.

* 1ère illustration : Une femme à la peau noire se dirige vers un homme à la peau également noire, installé dans une maison accrochée à un arbre.

* 2ème illustration : Une petite fille (à la peau noire) dort dans une fleur au milieu d’autres fleurs et de fruits.

* 3ème illustration : La petite fille est maintenant tenue dans deux mains rapprochées et des enfants l’observent.

* 4ème illustration : La petite fille est dans une coquille qui vogue sur une eau contenue dans une noix de coco (mot introduit par l’enseignant). Deux iguanes sont à côté d’elle.

* 5ème illustration : La petite fille est toujours dans sa coquille voguant sur l’eau. Des animaux sont autour d’elle et l’observent.

* 6ème illustration : La petite fille est assise sur une feuille. Le poisson de l’image précédente est à côté d’elle. On voit aussi deux gros insectes et la queue d’un animal.

* 7ème illustration : La petite fille est encore sur la feuille mais un caïman passe sous la feuille…

* 8ème illustration : Un paresseux se trouve dans un arbre au- dessus de l’enfant.

* 9ème illustration : L’endroit est sombre, un scarabée est posé sur la tête de l’enfant. Une luciole éclaire le lieu.

* 10ème illustration : Un oiseau est étendu au sol. La petite fille semble se serrer contre lui.

* 11ème illustration : La petite fille a posé sa tête sur un caillou. Elle semble triste. Dans un arbre, des oiseaux l’observent.

* 12ème illustration : L’enfant est maintenant sur dos de l’oiseau qui vole au milieu d’autres oiseaux.

* 13ème illustration : Elle est à nouveau à l’intérieur d’une fleur au milieu d’autres fleurs. L’oiseau est auprès d’elle.

* 14ème illustration : Elle est à l’extérieur de la fleur. Un petit garçon avec des ailes est à côté d’elle.

* 15ème illustration : Elle a maintenant des ailes et vole au- dessus des fleurs.

- Au cours de la découverte des illustrations, les élèves auront probablement fait un rapprochement avec l’héroïne d’Andersen. Les inviter à le justifier. Présenter ensuite la couverture et commenter.

- Disposer les reproductions des illustrations (reproduites par l’enseignant) dans l’ordre chronologique sur une bande de papier. Reformuler ce qui a été compris de l’histoire. Préciser que celle- ci leur sera lue ensuite en plusieurs épisodes. Pour ce faire, la découper alors en cinq parties correspondant à la structure du conte merveilleux : 1 – phase initiale ; 2 – enlèvement de l’héroïne ; 3- pérégrinations de celle- ci jusqu’à l’entrée en scène du paresseux ; 4 – rencontre avec l’oiseau de paradis ; Poucette se prépare ensuite à épouser le paresseux, mais le scarabée le dit au toucan qui prévient l’oiseau de paradis, ; 5 – l’oiseau de paradis emporte Poucette vers un pays de cocagne, elle y rencontre avec l’Esprit des fleurs (jeune garçon ailé). Fin ouverte.

- Après la lecture de chaque passage, revenir aux illustrations correspondantes et appréhender ce que le texte a apporté comme nouvelles informations. Dessiner le toucan apportant à Poucette les ailes usées d’une vieille libellule (absent des illustrations) et intégrer ce dessin parmi les images séquentielles. Coller celles- ci sur la bande de papier.

Comparer les deux contes

- En s’appuyant sur les dessins séquentiels réalisés par les élèves à propos du conte d’Andersen et sur les illustrations de Poucette de Toulaba (après avoir disposé les deux bandes l’une au dessous de l’autre) :

  • repérer les similitudes : envie d’enfant dans les deux cas, aide apportée par une sorcière ou un sorcier, enlèvement de l’héroïne en vue d’un mariage, pérégrinations, départ sur le dos d’un oiseau et, pour finir, capacité à voler de l’héroïne.
  • Pointer les différences : Poucette de Toulaba se déroule dans un pays lointain, les personnages humains ont la peau noire, la mère a déjà d’autres enfants, les animaux ne sont pas les mêmes dans les deux contes, ceux rencontrés dans le conte de Daniel Picouly sont ceux des zones tropicales. Dans ce conte, l’héroïne apprend à dire non, (elle suit un chemin initiatique). La fin est ouverte : Vers où vole Poucette ? vers ici ou Toulaba ?

- Demander aux élèves lequel des deux contes ils ont préféré et pourquoi. En groupes, imaginer où peut se rendre Poucette. Mettre en commun les propositions, puis souligner qu’on ne peut rien affirmer car Personne ne saura jamais sur quelle fleur de l’infini jardin des possibles ses ailes l’ont portée